Dimanche 25 décembre 2011 7 25 /12 /Déc /2011 07:46

 

Joyeux Noël à toutes et à tous !


 

"Ce matin là

Ouvrant la porte du monde

Il vit tous les peuples rassemblés sur le perron

Avec leur turban et leur chapeau

Avec leur chèche et leur bandeau

Et là-dessus planait la conscience universelle bleue

Et sur des cheveux de femme brillait la lumière

Et les enfants jetaient en l’air des fusées diffuses

Les artificiers naturels éclairaient l’espace

Ainsi lorsque vint la nuit très tard et que 

Les feux s’étaient éteints de ce grand

Campement universel la lumière que

Dégageait chacun éclairait les pas du veilleur"

(Julos Beaucarne) 

 

 


 

 

Mon terroir c'est les galaxies

La vie est courte compagnon

Ici-bas n'est pas notre vraie maison

Notre corps est outil et véhicule

Sitôt qu'il sera à la feraille

Ne restera vivant que notre esprit

Aussi mortel mon frère soigne ton corps

Afin qu'il te conduise au plus loin

Qu'il est possible au bout de cette

Galaxie que tu es sans le savoir

O ignar mortellement ignorant

Du sens du courant de ton fleuve intérieur

(idem, éd. Louise Hélène France))

 

Un proverbe indien dit aussi :

"Fais du bien à ton corps

Pour que ton âme ait envie d'y rester"


 

 

 

 


 


Par Jean-Charles
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 22:40

 

 

« N’y a-t-il pas une véritable grandeur dans cette manière d’envisager la vie, avec ces puissances diverses insufflées primitivement dans un petit nombre de formes, ou même à une seule … et dont, tandis que notre planète, obéissant à la loi fixe de la gravitation, continuait à tourner dans son orbite, une quantité infinie de formes admirables, parties d’un commencement des plus simples, n’ont pas cessées de se développer et se développent encore ? ( Charles Darwin, La dernière phrase de "l’Origine des Espèces", 1ère édition, ou 2ème édition Gallimard 2008, p. 563, où il rajoute pour avoir la paix : insufflées primitivement « par le Créateur »)

Par Jean-Charles
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 09:55

… Une rencontre avec Raymond Devos, dans sa coquette maison de St Rémy les Chevreuses... Au fond du jardin, penchés au-dessus d’un filet d’eau, des arbres perdent leurs feuilles. L’homme est là, 81 ans, massif, chaleureux, vif. A la fois poète et magicien, clown et musicien, il est hanté par la part d’invisible en chaque homme, en chaque être vivant.

Henri Tincq : Vous dites parfois : « Je crois à l’invisible, mais je ne crois pas en Dieu. »

Raymond Devos : Oui, je crois en l’invisible, à l’esprit. Tout n’est pas réductible à la matière. Je connais beaucoup de savants. La science a fait des progrès fabuleux, mais la science n’est pas tout. Regardez quand je compose, que je me mets à inventer des mots, des histoires, les idées arrivent subitement, toutes seules. Elles se mettent en place et elles s’imposent. Quand se produit cette inspiration, je me mets à ma table de travail et les mots, les idées, les images s’enchaînent. Comment réduirais-je donc La création, celle de l’amuseur que je suis, du peintre, du musicien, à la réalité physique, à la matière qu’il pétrit ? Oui, je crois en l’esprit, c’est-à-dire à quelque chose qui anime. Mais je n’en distingue pas la source. Divine ou pas, je ne sais pas.

H.T. : Un mystère ?

R.D. : Un mystère, oui, et comme pout tout mystère, il ne faut pas trop chercher à le comprendre. C’est comme le vent. On ne le voit pas. Il est invisible. Or on sait qu’il est là quand par exemple, comme là au fond du jardin, les feuilles des arbres se mettent à trembler. Comment nier cette part d’invisible de l’homme, de la matière, du monde ? Or, l’homme d’aujourd’hui s’arrête toujours au visible, à la matière, à ce qui est prouvé, reconnu, rentable, utile. Il ne s’intéresse plus guère à la source, à l’invisible, au mystère.

Raymond Devos (1922-2006), comédien à la fois français et belge ,et dont le nom signifiait en néerlandais « le renard »


Par Jean-Charles
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 21:44

« Croire en Toi Allah n’est pas une évidence, mais plutôt un combat. Un combat difficile même, comme celui que les bonnes mènent contre la poussière. Ce n’est jamais gagné. Et il est éternel.

Réciter inlassablement les mêmes prières ne m’a pas forcément rapproché de Toi, Te rendre grâce à heures fixes non plus. Ce qui a rendu ma détresse plus supportable c’est Ta présence, quand au plus bas je Te disais : Allah, dis-moi que ça va aller mieux pour moi, fais clignoter une étoile pour me dire oui, s’il Te plaît. Et tu faisais clignoter l’étoile…

J’interdis à quiconque de me dire que ce sont  mes yeux qui clignaient car je les ai bien vues ces étoiles en prison, et elles clignotaient ! Ce qui anime ma foi c’est de T’aimer. T’aimer m’a permis de m’aimer, et m’aimer m’a permis d’aimer.

Le bien et le mal n’existent pas. Tu es bien trop subtil pour cela.

Allah, Tu n’es que nuances et c’est pour ça que je T’aime. »

Saphia Azzedine, « Confidences à Allah », roman, éd. Léo Scheer, 2008.

 

 

 


Par Jean-Charles
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 08:50

D’abord ce poème contemporain :

Bruges

 

Les canaux de Bruges

Tissent à ciel ouvert

La dentelle du refuge.

 

Est-elle de pierre, d’eau,

Ou d’intime prière ?

L’œuvre, sans fil ni trame,

File l’âme béguine.

 

Les canaux de Bruges

Tissent en vœux secrets

La dentelle du refuge.

Liliane Tuetey , « Sotto Voce »

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A propos de l "âme béguine" dont parle ce poème, voici un extrait de l’article de Wikipédia les évoquant, ainsi qu’un poème-prière de Marguerite Porète :

 

« Au Moyen-Age, les « béguines » était un courant spirituel et politique de femmes qui se vouaient à Dieu, sans prononcer de vœux perpétuels ainsi que cela se fait dans un monastère. C'est ainsi que, au 13ème siècle, et principalement dans le nord de l’Europe (Belgique, Pays-Bas, Rhénanie), on voit se former des communautés de femmes célibataires ou veuves dites « Béguines »… On a fait dériver ce nom du vieil allemand beggen signifiant : « demander », « prier ».

Comme beaucoup d'autres mouvements de l'époque (cathares, vaudois, mais aussi franciscains, Libre-Esprit et autres), les béguines prônaient un idéal de pauvreté évangélique.

Soupçonnées d’hérésie, les béguines furent parfois persécutées, commeMarguerite Porète, brûlée vive en 1310. Son ouvrage « Le Miroir des simples âmes anéanties », fut également victime d’un "autodafé" (destruction publique de livres ou de manuscrits par le feu). »

 

Un texte d’elle :

Penser ne vaut ici plus rien

 

« L’âme…

Penser ne vaut ici plus rien,

Ni œuvrer, ni parler.

Amour m’a fait, en sa noblesse

Trouver les vers de ma chanson.

Elle chante la pure divinité

Dont Raison ne saurait parler. »

Marguerite Porète, 1250-1310, « Miroir des âmes simples et anéanties », Albin Michel éd.

 

 

Par Jean-Charles
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